CHERCHER LE COURANT
Un film de Nicolas Boisclair et Alexis de Gheldere avec Roy Dupuis
Hydro-Québec : le communiqué du 1er février est hors propos (en PDF)
Montréal, jeudi 3 février 2011 – Suite à la publication du communiqué de presse d’Hydro-Québec paru 1er février 2011 et intitulé : « Chercher le courant : Hydro-Québec rétablit les faits », l’équipe du film constate que la plupart des arguments avancés par la société d’État sont hors propos. L’équipe a fait une révision complète des faits énoncés dans le communiqué et arrive à la conclusion que le titre du communiqué porte à confusion : la plupart des sujets abordés dans le texte par Hydro-Québec ne concernent pas l’argumentaire qui a été développé dans le film. Afin de simplifier la compréhension, l’équipe du film a préparé un tableau comparatif pour mettre en parallèle les arguments de part et d’autre (voir plus bas).
Le point le plus surprenant du communiqué de Hydro-Québec est la nouvelle évaluation de coûts par kilowattheure pour le projet hydroélectrique de la rivière Romaine. Sans préciser sa nouvelle méthode de calcul, la société d’État soutient que le coût du projet Romaine est passé d’une évaluation de 9,2¢ le kWh en 2007 à 6,4¢ le kWh (en $ de 2015), en retirant certaines dépenses du calcul et avec un nouveau taux d’intérêt (qui n’est pas divulgué et qui pourrait très bien remonter).
Pour l’instant, l’équipe du documentaire ne peut commenter cette surprenante baisse de plus de 30% parce que les calculs ayant mené à cette évaluation à 6,4¢/kWh n’ont pas été rendus publics par Hydro-Québec, contrairement aux calculs résultant à 9,2¢/kWh, qui eux ont été publiés sur plusieurs pages dans l’étude d’impact présentée par Hydro-Québec*. Donc pour le nouveau calcul à 6,4¢/kWh, faut-il se fier à Hydro-Québec sans autre critère de référence? Soulignons par contre que le média Canoe Argent cite aujourd’hui même, jeudi 3 février, le porte-parole d’Hydro-Québec qui « … avoue que lorsqu’on tient compte des redevances hydrauliques, des taxes perçues par le gouvernement et du rendement, le coût s’approche davantage de celui évoqué dans les documents d’Hydro-Québec sur le développement de la Romaine, soit 9 à 10 cents le kWh »**.
Produit sur plus de trois ans avec la participation d’une vingtaine d’experts en énergie, le documentaire Chercher le courant est solidement documenté auprès de sources réputées fiables comme Hydro-Québec, l’Agence de l’efficacité énergétique du Québec, l’Association européenne du photovoltaïque, la Régie de l’énergie du Québec, l’Office de l’efficacité énergétique du Canada, le Bureau d’audiences publiques en environnement (BAPE), le Parlement européen, l’Observatoire des énergies renouvelables, l’Association suédoise des bioénergies, les ministères des Ressources naturelles du Québec et du Canada, la Coalition canadienne de la géothermie, l’Institut économique de Montréal, le Programme des Nations Unies sur la diversité biologique, l’Agence spatiale canadienne, Statistiques Canada, le Ministère ontarien de l’agriculture, de l’alimentation et des affaires rurales, et l’Atlas éolien du Canada.
Le film est une réalisation de Nicolas Boisclair et Alexis de Gheldere. Le comédien Roy Dupuis y prend part à titre de narrateur et de participant. Gagnant en novembre dernier du Prix du public (Canal D) remis lors des Rencontres internationales du documentaire de Montréal (RIDM) où il s’est aussi mérité une Mention spéciale du jury du prix ÉcoCaméra, le film est présentement à l’affiche au Québec. Avec une tournée québécoise à laquelle plusieurs villes vont encore s’ajouter, l’équipe du film a un horaire chargé dans les prochains mois.
NOTE*: réfère à l’étude d’impact du projet Romaine, section 2.4.
( voir : http://www.hydroquebec.com/romaine/documents/etude.html )
**Hydro-Québec défend le coût de la Romaine, Canoe Argent http://argent.canoe.ca/lca/affaires/quebec/archives/2011/02/20110203-062537.html
TABLEAU COMPARATIF DES ÉNERGIES ABORDÉES
DANS LE COMMUNIQUÉ D’HYDRO-QUÉBEC ET DANS LE FILM
| COMMUNIQUÉ D’HYDRO-QUÉBEC | LE FILM CHERCHER LE COURANT |
| La biomasse et le biogaz pour produire de l’électricité
« Au Québec, l’électricité produite à partir de la biomasse et du biogaz permet principalement de mieux gérer les matières résiduelles organiques. Cependant, les quantités d’approvisionnements accessibles à des conditions raisonnables sont relativement faibles et ne peuvent se comparer au potentiel hydroélectrique du Québec. L’expérience des récents appels d’offres dans ce domaine au Québec en témoigne : en 2003, un appel d’offres de biomasse pour 100 MW a résulté en 2 projets totalisant seulement 35 MW et, en 2009, un appel d’offres pour l’achat de 125 MW s’est soldé par des projets totalisant uniquement 60,6 MW au coût de 11,2 ¢ incluant le transport. Néanmoins, ce sont quatre nouvelles centrales au biogaz qui seront raccordées au réseau au cours des prochaines années. » |
Biomasse pour produire de l’électricité
L’expert interviewé par les réalisateurs du film pour la biomasse est d’accord de façon assez évidente avec Hydro-Québec que de brûler de la biomasse pour produire de l’électricité n’est pas la bonne façon de faire. Il suggère plutôt de faire du chauffage avec la biomasse, et c’est ce qui est abordé dans le film. Biogaz pour produire de l’électricité Le film souligne qu’il est important d’utiliser la chaleur produite par les biogaz lors de la production d’électricité. Le double usage diminue le coût par unité d’énergie. Ne produire que de l’électricité sans utiliser la chaleur émise est beaucoup plus coûteux. |
| Production de chauffage de locaux avec la biomasse
Le communiqué d’Hydro-Québec n’en fait aucune mention. |
Production de chauffage de locaux à partir de la biomasse
Section étoffée dans le film. C’est l’utilisation de la biomasse qui est proposée par l’expert. |
| L’éolien
“L’entreprise dispose déjà de plus de 650 MW d’éolien et prévoit avoir intégré près de 4 000 MW à l’horizon 2015. Au Québec, les nouveaux projets éoliens coûtent actuellement plus de 10 ¢ le kWh, avant les coûts de transport. Hydro-Québec prévoit investir 1,5 milliard $ en infrastructures de transport pour raccorder les quelque 3 000 MW des deux premiers appels d’offres. En 2011, le coût total des projets éoliens récemment offerts est donc de l’ordre de 13,3 ¢ le kWh.” |
L’éolien
Dans le film, le scénario de coûts avancé par l’expert Réal Reid (retraité d’Hydro-Québec) a été calculé sur la base d’un développement éolien nationalisé qui se ferait avec les mêmes taux d’‘intérêt, le même ratio dette-équité et avec l’économie d’échelle d’un projet de 2200MW installé par Hydro-Québec dans un site à fort vents déployé dans une zone non-habitée, et non pour une multitude de petits projets privés. Le scénario éolien présenté dans le film tient compte du support en puissance et en éolien mais pas de la ligne de transmission, au même titre que le projet Romaine d’Hydro-Québec qui ne tient pas compte des coûts d’installation de la ligne de transmission. |
| Efficacité énergétique
Le communiqué d’Hydro-Québec n’en fait aucune mention. |
Efficacité énergétique
Section étoffée dans le film. |
| Énergie solaire passive (maison solaire passive)
Le communiqué d’Hydro-Québec n’en fait aucune mention. |
Énergie solaire passive (maison solaire passive)
Section étoffée dans le film. |
| Exportations vers le Vermont
« le prix de départ du contrat récemment signé avec le Vermont est de 5,8 ¢ US le kWh en 2012. Ce prix évoluera par la suite en fonction du marché. Il est donc inapproprié de parler, comme certains analystes le font, d’un prix fixe de 5,5 ¢ le kWh au cours des 25 années suivantes. » |
Exportations vers le Vermont
Comme le dit l’expert dans le film, le prix de l’électricité à l’exportation dépend du prix du gaz. L’électricité devrait se vendre de 5 à 6 ¢ pour de nombreuses années encore. Note importante additionnelle qui n’est pas dans le film mais dans les références : le département américain de l’énergie (DOE) prévoit une baisse légère du prix du gaz et de l’électricité en dollars constants pour 25 ans. |
| Chauffe-eau solaires
Le communiqué d’Hydro-Québec n’en fait aucune mention. |
Chauffe-eau solaires
Section étoffée dans le film |
| Le solaire photovoltaïque
« Le solaire est également une filière de production d’électricité intermittente, mais dont le coût est beaucoup plus élevé que celui de l’éolien. L’énergie solaire connaît présentement un fort taux de croissance à l’échelle mondiale. Cependant, il n’y a toujours pas de production solaire photovoltaïque significative à moins de 25 ¢ le kWh. En Ontario, les prix varient de 44 ¢ à 80 ¢ du kWh pour le solaire photovoltaïque à petite échelle, alors qu’en Allemagne les prix s’établissent à environ 59 ¢ US du kWh. » |
Le solaire photovoltaïque
Selon l’Agence de l’efficacité énergétique, le Québec reçoit un ensoleillement comparable à Barcelone et, selon l’expert de l’Université Concordia, de 20% supérieur à celui de l’Allemagne ou du Japon, leaders mondiaux du solaire. Le film ne suggère pas que le solaire photovoltaïque soit moins cher que le projet de la Romaine présentement, mais que « d’ici quelques années, même le solaire photovoltaïque sera plus rentable financièrement » que les projets hydroélectriques québécois futurs. Calculs basés sur les prévisions de coûts de l’Association européenne du photovoltaïque à l’horizon 2020 qui montrent que le coût du solaire photovoltaïque pour des taux d’ensoleillement comme celui du sud du Québec se situera bientôt aux alentours de 15¢/kWh et qu’il devrait continuer de baisser. |
| La géothermie
“Les interventions en géothermie, comme tous les programmes en efficacité énergétique, doivent être approuvées par la Régie de l’énergie. Compte tenu des coûts élevés d’installation d’un système géothermique (entre 25 000 $ et 40 000 $ pour une maison moyenne), peu de clients peuvent se permettre cet investissement. Le marché est donc demeuré stable au cours des dernières années, à environ 800 installations par année au Québec, malgré des subventions et des crédits d’impôts qui pouvaient s’élever au cours des dernières années à plus de 10 000 $ par installation.” .
La géothermie passive
Le communiqué d’Hydro-Québec n’en fait aucune mention. |
La géothermie
Le film ne dit pas que les maisons unifamiliales sont le meilleur endroit pour rentabiliser la géothermie-chauffage. Ce n’est pas mentionné dans le film, mais il est plus rentable de le faire dans les coopératives d’habitations, les condos multi-logements, les appartements et autres grands bâtiments. Le film souligne surtout le peu d’intérêt et le peu d’incitatifs qu’offre Hydro-Québec pour la mise en place de la géothermie avec une subvention très basse en terme de coût par kWh économisé (moins de 1 ¢ par kWh économisé) et le fait que le Québec fait piètre figure dans le domaine du chauffage renouvelable qu’est la géothermie. La géothermie passive
Le film donne l’exemple de la salle de spectacle La TOHU où la géothermie passive est utilisée en pré-climatisation et en pré-chauffage. |
| Bois
« Hydro-Québec a négocié un Plan spécial de récupération des peuplements marchands de résineux avec le ministère des Ressources naturelles et de la Faune (MRNF). Ainsi, plus de 60 % du volume des bois marchands résineux sera récupéré, selon les critères d’exploitabilité du MRNF. Quant aux feuillus coupés sur le site de la Romaine, ils servent à produire du bois de chauffage pour la population de Havre-Saint-Pierre et les communautés avoisinantes. » |
Bois
Le film est très clair à l’effet qu’Hydro-Québec ne prévoit pas faire couper plus de 25 à 30% du bois des futurs réservoirs. En fait, selon les documents publiés par Hydro-Québec, sur 75% du territoire qui sera inondé, il n’ont pas prévu couper le bois. La notion de bois marchand mentionné par Hydro-Québec dans son communiqué réfère à un petit pourcentage du bois total présent sur les sites avant les travaux. Donc 60% du bois marchand ne représente aucunement 60% du bois total. |
| L’hydroélectricité
L’hydroélectricité est notre énergie de base. C’est l’énergie de notre géographie. Les sites occupés par les emprises de lignes et les réservoirs d’Hydro-Québec sont des écosystèmes bien vivants. Les pays qui ont un potentiel hydroélectrique comparable au nôtre (comme la Norvège) continuent de favoriser le développement hydroélectrique, comme au Québec. |
L’hydroélectricité
Dans le film, les artisans ne cachent pas qu’ils sont fiers des réalisations passées de Hydro-Québec et de la place du développement hydroélectrique dans l’histoire de notre développement économique. |
Les Productions du Rapide-Blanc, 25 ans de films à contre-courant
Depuis 25 ans, cette compagnie fondée par Serge Giguère et Sylvie Van Brabant porte attention au monde qui l’entoure et, à travers des films percutants, poétiques, personnels ou critiques, met de l’avant un engagement envers la culture populaire et les questions d’ordre humain, social et environnemental. Résolument ouverte à la parole de la relève, cette maison de production accueille de jeunes créateurs et les encourage à exprimer leur vision, à faire entendre leur voix. Aujourd’hui, avec 24 films achevés et plusieurs projets en devenir, Les Productions du Rapide-Blanc restent tournées vers l’avenir, résolues à y jouer un rôle influent.
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Extraits, photos et dossier de presse : http://www.chercherlecourant.org/x3z1/EXTRAITS.html
Informations supplémentaires et entrevues : IXION Communications (514) 495-8176, judith.dubeau@ixioncommunications.com




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Bonjour à toute l’équipe,
Je suis allée voir le film à l’ONF, Montréal, et j’en suis sortie à la fois révoltée et déprimée p.c. la fin m’envoyait le message «qu’il est trop tard pour arrêter le projet et que le chantier est déjà amorcé».
Alors je me disais à quoi ça sert et que ce film aurait du être diffusé bien avant.
Mais voilà, je me ressaisie et je vous dis BRAVO!
Pour le film, pour les images de la nature, pour les humains qui s’expriment, pour l’information qui en est diffusée et pour cette démarche sensible et intelligente.
BRAVO! pour vos efforts vers un avenir meilleur et pour vos efforts à réveiller les québécois qui oublient dans leur confort qu’il est essentiel d’être vigilant afin de préserver celui-ci.
Il y a pas si longtemps je pouvais boire l’eau d’une rivière ou d’un ruisseau. Il n’y a pas si longtemps je pouvais espérer à une certaine honnêteté humaine des décideurs.
Cela fait plusieurs années, déjà, que l’environnement est au palmarès politique.
Qu’en est-il de toutes ces rencontres, études et paroles?
Pardon pour ce pessimisme. Je me sens tellement impuissante devant ce pouvoir destructeur.
Bonne continuité.
Diane Thibaudeau
Pingback: Choses vues - L’erreur électrique ? | Le blogue de Jean-François Lisée
Je trouve très hypocrite et très illogique pour un documentaire qui se dit défendre l’environnement et les beautés de la nature, de sans cesse évoquer l’idée de « rentabilité », qui n’a strictement aucun sens dans un contexte économique juste et équitable.
D’ailleurs, c’est exactement cette idée de « rentabilité » à tout prix qui mène à des comportements plus que douteux, comme par exemple, abandonner des projets environnementalement justifiables sous prétexte qu’on n’a « pas les moyens », en supposant, à tord, que les « moyens » représentent l’argent, et non le potentiel du travail humain.
I write in English only because it is a bit faster for me, however, please answer me in French if you do. I saw the film on Saturday evening and thought it to be very good , which I mentioned to the producer on hand. The message was very clear and to the point. There is however, something very important missing, which may be the most important in the short and long term. And that is the costs to ecosystems, to biodiversity, which are admittedly difficult to evaluate at times. A good source is E O Wilson’s book « The Future of Life » and there are more and more scientist presenting valuation grades for ecosystems, which can be used for situations such as that not occurring on the Romaine. The value of the Romaine goes far beyond the economics that were presented, and if you read he comments from Hydro, they are all based on manipulation of monetary cost and return budgets, without any regard for the biodiversity and basic loss of vital nature. If we do not incorporate the value of ecosystems from a biological point of view in $ valuations, which we all can understand, we will in the end continue to make the same errors over and over. The Romaine is one of the vital links, but what of Anticosti Island which may soon be drilled for oil found beneath and the myriad effects this would then have on the surrounding Gulf of St Lawrence waters. The list goes on with the shale gas, oil and gas in the southern Gulf at the Old Harry site, and on it goes till we wake up too late for many species and their ecosystems. Not to mention the risk to one of the great riches of Quebec and that is the fresh water aquifers linked to the shale from which the gas will be drawn. I could continue with the many other valuable aspects of rivers such as the Romaine, but the film presented these most eloquently. Let’s try and keep some natural resources out of hands of those that can only see material gain.
Merci ! Merci de nous ouvrir les yeux. Votre documentaire m’a litéralement lavé la »vision » . Je suis pro-active en protection de mon environnement immédiat, je le serai encore plus espérant élargir mes actions et je continuerai de sensibiliser les gens autour et plus loin de moi. Ce combat de tous les instants deviens de plus en plus important, la terre nous lance des cris d’alarmes répétés et nous nous laissons chloroformer par nos dirigeants qui refusent d’ouvrir les yeux pour seulement écouter les lobbyistes. Je suis en salle de réveille, le chloroforme ne fait plus effet. Bonne continuité dans tous vos projets puissent-ils réveiller les masses et surtout les encourager à agir. Notre force reste dans notre nombre et notre volonté de faire changer les choses. We can get there faster if we all pull together!
Pour ceux qui désires adopter les vraies solutions dès maintenant, voici une option:
http://www.echosysteme.qc.ca/pdf2011/maisonautonome.pdf
Les équipements d’énergie renouvelable peuvent aussi procurer d’importantes économies aux propriétaires de constructions existantes.
À défaut de pouvoir nous convaincre que les ER ne fonctionnent pas, ils tentent de nous faire croire qu’il faudra attendre encore des années… Et bien c’est ABSOLUMENT FAUX. Il suffirait d’arrêter les subvention au Gaz et au Pétrole et le marché déciderait très rapidement des meilleures avenues à prendre. Il faudra que ça vienne de la base, le système est trop contrôlé par les intérêts financiers. Pourquoi n’instaure t-on pas une bourse et d’la haute finance sur la lune voir si on peut y vivre ???