Le gouvernement du Québec devrait mettre autant de vigueur dans la promotion et dans les incitatifs aux énergies vertes que Hydro-Québec met de créativité dans sa comptabilité.

Le gouvernement du Québec devrait mettre autant de vigueur dans la promotion et dans les incitatifs aux énergies vertes que Hydro-Québec met de créativité dans sa comptabilité.

Montréal, le 16 février 2011 – Suite à la sortie de notre film, qui est présentement à l’affiche au cinéma du Parc à Montréal et en tournée ailleurs au Québec, Hydro-Québec a changé la manière de calculer le coût par kilowattheure de son projet hydroélectrique sur la rivière Romaine. Si le gouvernement du Québec exerçait autant d’imagination pour développer les énergies vertes que la société d’État Hydro-Québec en investi dans sa comptabilité créative en 2011, le développement des énergies vertes au Québec serait sur les rails pour une belle lancée et on ne songerait probablement même pas à fracturer le Shale d’Utica pour aller chercher du gaz naturel. L’électricité ainsi produite ou libérée pourrait servir à la fois à alimenter le virage vers le transport électrique et à dégager d’importants surplus pour l’exportation. Et tout cela à moindre coût. Il faudrait citer en exemple le code du bâtiment annoncé en 2006 dans la stratégie énergétique du Québec, qui devait être en vigueur en 2008 mais qui se fait toujours attendre en 2011. Ce code du bâtiment serait loin d’être aussi innovateur que ce qui est appliqué dans le bâtiment solaire passif présenté dans le film mais il aurait au moins le mérite d’être un premier pas dans la bonne direction.

Hydro-Québec met soudainement en Å“uvre beaucoup de créativité dans ses nouveaux calculs du coût du projet Romaine. Or, aucune entité réglementaire n’a eu le mandat d’analyser ou de légitimer ces calculs. Seule la régie de l’énergie pourrait trancher si elle avait encore juridiction sur les activités de production d’Hydro-Québec. En l’absence de cette analyse indépendante, l’évaluation du coût réel du complexe la Romaine est probablement toujours de l’ordre de celle qui est présentée dans le film, et qui correspond au chiffre dévoilé par Hydro-Québec dans l’étude d’impact. C’est seulement le niveau de créativité comptable qui a changé. Avec ses nouveaux calculs, Hydro-Québec ne paierait même pas ses engagements envers le gouvernement du Québec, soient les redevances hydrauliques ou encore les frais de garantie de prêt.

Il n’est pas (ou plus) intéressant de réaliser des projets hydroélectriques sur des sites aussi éloignés et aussi peu propices pour l’hydroélectricité que ne l’est la rivière Romaine. Les meilleurs sites ont été harnachés à la fin du XXe siècle. (ex : 4 barrages sur la rivière la Grande : 14000 MW à 1,5 ¢/KWh vs 4 barrages sur la rivière Romaine : 1550 MW à 9,2 ¢/KWh). Il est temps de se tourner vers une planification intégrée des ressources ou l’ensemble des coûts environnementaux, sociaux et économiques sont réellement analysés et comparés dans le choix des projets, par une entité réglementaire indépendante, pour le bénéfice de l’ensemble des citoyens du Québec.

Par exemple, quelle entité réglementaire a analysé et comparé la profitabilité économique, environnementale et sociale de développer des projets de cogénération d’électricité et de chaleur avec les biogaz des fermes ? Aucune. Pourtant de tels projets réduiraient à la fois le problème d’odeur, de présence de coliformes dans les rivières et de gaz à effet de serre dégagés dans l’atmosphère, tout en produisant de l’électricité à l’année longue et de la chaleur pour de grandes serres ou d’autres consommateurs industriels de chaleur ? Il n’y a pas de planification intégrée des ressources.

Plusieurs autres exemples sont montrés dans le film.

www.chercherlecourant.org

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Extraits, photos et dossier de presse : http://www.chercherlecourant.org/x3z1/EXTRAITS.html

Informations supplémentaires et entrevues : Denis McCready 514.808.7587Le gouvernement du Québec devrait mettre autant de vigueur dans la promotion et dans les incitatifs aux énergies vertes que Hydro-Québec met de créativité dans sa comptabilité.

Montréal, le 16 février 2011 – Suite à la sortie de notre film, qui est présentement à l’affiche au cinéma du Parc à Montréal et en tournée ailleurs au Québec, Hydro-Québec a changé la manière de calculer le coût par kilowattheure de son projet hydroélectrique sur la rivière Romaine. Si le gouvernement du Québec exerçait autant d’imagination pour développer les énergies vertes que la société d’État Hydro-Québec en investi dans sa comptabilité créative en 2011, le développement des énergies vertes au Québec serait sur les rails pour une belle lancée et on ne songerait probablement même pas à fracturer le Shale d’Utica pour aller chercher du gaz naturel. L’électricité ainsi produite ou libérée pourrait servir à la fois à alimenter le virage vers le transport électrique et à dégager d’importants surplus pour l’exportation. Et tout cela à moindre coût. Il faudrait citer en exemple le code du bâtiment annoncé en 2006 dans la stratégie énergétique du Québec, qui devait être en vigueur en 2008 mais qui se fait toujours attendre en 2011. Ce code du bâtiment serait loin d’être aussi innovateur que ce qui est appliqué dans le bâtiment solaire passif présenté dans le film mais il aurait au moins le mérite d’être un premier pas dans la bonne direction.

Hydro-Québec met soudainement en Å“uvre beaucoup de créativité dans ses nouveaux calculs du coût du projet Romaine. Or, aucune entité réglementaire n’a eu le mandat d’analyser ou de légitimer ces calculs. Seule la régie de l’énergie pourrait trancher si elle avait encore juridiction sur les activités de production d’Hydro-Québec. En l’absence de cette analyse indépendante, l’évaluation du coût réel du complexe la Romaine est probablement toujours de l’ordre de celle qui est présentée dans le film, et qui correspond au chiffre dévoilé par Hydro-Québec dans l’étude d’impact. C’est seulement le niveau de créativité comptable qui a changé. Avec ses nouveaux calculs, Hydro-Québec ne paierait même pas ses engagements envers le gouvernement du Québec, soient les redevances hydrauliques ou encore les frais de garantie de prêt.

Il n’est pas (ou plus) intéressant de réaliser des projets hydroélectriques sur des sites aussi éloignés et aussi peu propices pour l’hydroélectricité que ne l’est la rivière Romaine. Les meilleurs sites ont été harnachés à la fin du XXe siècle. (ex : 4 barrages sur la rivière la Grande : 14000 MW à 1,5 ¢/KWh vs 4 barrages sur la rivière Romaine : 1550 MW à 9,2 ¢/KWh). Il est temps de se tourner vers une planification intégrée des ressources ou l’ensemble des coûts environnementaux, sociaux et économiques sont réellement analysés et comparés dans le choix des projets, par une entité réglementaire indépendante, pour le bénéfice de l’ensemble des citoyens du Québec.

Par exemple, quelle entité réglementaire a analysé et comparé la profitabilité économique, environnementale et sociale de développer des projets de cogénération d’électricité et de chaleur avec les biogaz des fermes ? Aucune. Pourtant de tels projets réduiraient à la fois le problème d’odeur, de présence de coliformes dans les rivières et de gaz à effet de serre dégagés dans l’atmosphère, tout en produisant de l’électricité à l’année longue et de la chaleur pour de grandes serres ou d’autres consommateurs industriels de chaleur ? Il n’y a pas de planification intégrée des ressources.

Plusieurs autres exemples sont montrés dans le film.

www.chercherlecourant.org

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Extraits, photos et dossier de presse : http://www.chercherlecourant.org/x3z1/EXTRAITS.html

Informations supplémentaires et entrevues : Denis McCready 514.808.7587

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