BAPE sur le projet hydroélectrique de la Romaine – 1ère partie terminée

31 10 2008

Hier après-midi, la MRC de Minganie a annoncé qu’elle rendrait publique l’entente signée avec Hydro-Québec en lien avec le projet hydroélectrique de la rivière Romaine. Le Bureau d’audiences publiques en environnement (BAPE) rendra l’entente disponible sur son site très bientôt.

Nicolas Boisclair et Denis McCready ont assisté à la dernière séance de questions qui s’est terminée à 23h45 à Havre-Saint-Pierre. Ils feront un compte-rendu plus complet dans les jours suivants. En attendant, ils partagent avec vous quelques photos prises lors du voyage:

Pour voir d’autres photos, consultez la page Flickr de Denis McCready.



Il n’y a plus qu’un seul média au BAPE sur le projet de la Romaine

29 10 2008

Nicolas Boisclair et Denis McCready du documentaire « Chercher le courant » ont constaté aujourd’hui qu’un seul média était présent à l’audience publique. Sophie-Anne Mailloux de la radio CILE 95,1FM est la seule journaliste présente. La seule autre équipe média qui couvrait le BAPE a été affectée à la fermeture de l’autoroute 138, emportée par les pluies diluviennes mardi soir. Compte-tenu que l’équipe documentaire a été interdite de tourner les audiences, aucune caméra n’a capté l’échange tendu entre deux citoyens et les représentants de Hydro-Québec et de la MRC de Minganie quant à la confidentialité des ententes signées pour le projet hydroélectrique de la Romaine.



Le BAPE empêche une équipe documentaire de filmer les audiences publiques sur la Romaine

28 10 2008

Communiqué de presse – pour publication immédiate

Le BAPE empêche une équipe documentaire de filmer

les audiences publiques sur la Romaine.

(Havre Saint-Pierre, le 28 octobre 2008) – L’équipe du documentaire « Chercher le courant » sur la rivière Romaine ne pourra pas ramener de Havre-Saint-Pierre des images des questions posées au promoteur Hydro-Québec par le public. Le Bureau d’Audiences Publiques en Environnement (BAPE) fait une différence entre la couverture des caméras de la presse qui peuvent tout filmer et les caméras de l’équipe documentaire des Films du Rapide-Blanc.

Suite à ce refus, l’équipe a demandé de filmer seulement les réponses sans filmer les citoyens qui posent les questions. Ceci leur a été refusé. Le producteur a finalement demandé si Nicolas Boisclair pouvait poser des questions et être filmé ainsi que les réponses d’Hydro-Québec. Ceci leur a été refusé aussi.

Nicolas Boisclair s’insurge « Le BAPE est l’organisme qu’on ne pensait jamais trouver en train de bloquer la circulation d’information sur les projets qu’elle évalue. Hier encore, Hydro-Québec nous a signifié ne pas vouloir être interviewé dans le cadre de notre documentaire, indirectement le BAPE leur facilite grandement la tâche car on ne pourra pas filmer les représentants d’Hydro-Québec lorsqu’il répondront aux questions ».

Le producteur Denis McCready conclut avec une pointe de cynisme : « Ce qui se passe à Havre-Saint-Pierre, va rester à Havre-Saint-Pierre. »

Le documentaire, produit par Denis McCready des Productions du Rapide-Blanc, veut questionner la manière de produire de l’électricité au Québec. La sortie du film est prévue pour le printemps 2009. Revivez l’expédition et suivez la production du film en consultant le site www.chercherlecourant.org.

Films du Rapide Blanc est une compagnie de production indépendante reconnue pour ses documentaires d’auteurs porteurs de sens qui engendrent un questionnement et possèdent le potentiel de provoquer des changements dans la société.

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Denis McCready et Nicolas Boisclair sont disponibles pour des entrevues par téléphone, en français ou en anglais.
CONTACT : Denis McCready, producteur
Tél : 514.808.7587 – Courriel : chercherlecourant@gmail.com


L’équipe de « Chercher le courant » en tournage à Havre-Saint-Pierre

28 10 2008

Les audiences publiques ont commencé hier soir à Havre Saint Pierre

De 3h30 du matin à 18h30 hier soir, nous avons roulé en voiture pour pouvoir filmer la première soirée des audiences publiques de la rivière Romaine. Décidémment je ne suis pas un homme de voiture. J’étais plus fatigué qu’après 40 kilomètres de canot en une journée.

 

Photo prise en direction de Havre-Saint-Pierre – 27 octobre 2008

 

Je vous présente tout de même les grandes lignes de cette première soirée qui a duré de 19h30 à 23h15

La salle était bien pleine (175 personnes environ) et des gens de Havre-Saint-Pierre nous ont dit que les 3/4 de la salle habitent le Havre.  Nous avons appris au cours de la soirée que des gens d’Hydro-Québec et de ministères concernés sont aussi assis dans la salle. En effet, pour répondre à certaines questions,  les experts d’Hydro-Québec attendent dans la salle de même que certains représentants de ministères. Ils se lèvent au besoin pour aller au micro expliquer un concept ou répondre à une question.

Le président du BAPE a passé plusieurs minutes à mettre en contexte les difficultés techniques  et financières qui empêchent aujourd’hui de reproduire l’expérience des audiences publiques de Sainte –Marguerite 3 qui avaient été télédiffusées en 1993.

 

Les audiences filmées

Ce qu’on peut faire hors de la région est d’entendre en direct via Internet (sans images)   les audiences sur le site du BAPE(http://www.bape.gouv.qc.ca/sections/mandats/La%20Romaine/index.htm)  mais pas en différé. Le président du BAPE, Michel Germain a précisé que seules les transcriptions écrites des audiences seront disponibles sur le  site Web du BAPE dans un délai d’une semaine après l’audience.

Pour faire les transcirptions, le BAPE filme  toutes les audiences via une caméra téléguidée installée sur une  colonne dans  la salle.

Le site Web du BAPE ne précise pas actuellement à quelle adresse les transcriptions  seront affichées

(http://www.bape.gouv.qc.ca/sections/mandats/La%20Romaine/index.htm

 

Mon analyse est que ce n’est pas évident de suivre les audiences en direct seulement et en audio seulement  de plus. Il serait très facile  à tout le moins de compresser les fichiers vidéo du BAPE pour que les gens puissent télécharger les sections des audiences et les regarder à la maison. Cela se fait d’ailleurs tous les jours à l’Assemblée Nationale et durant les consultations parlementaires. Pourquoi ils ne le font pas est un mystère pour moi.

 

Nous ne pourrons pas filmer le reste des audiences. Le BAPE nous l’interdit

Le BAPE a autorisé que nous filmions la première soirée des audiences publiques. Cependant il nous a appris que contrairement aux journalistes, nous ne pourrions pas filmer l’ensemble des audiences afin de ne pas nuire aux échanges et au climat de la salle.  Notre caméra pourrait gêner des gens de s’exprimer…

Je suis perplexe. Alors que les journalistes pourront filmer à leur guise durant les audiences, on nous traite différemment car nous faisons un documentaire. Quelle différence y a-t-il entre une caméra et une autre qui filment toutes deux discrètement dans la zone autorisée de la salle?

Nous avons demandé si nous pourrions toutefois filmer avec la caméra toujours braquée sur les commissaires et les porte-parole d’Hydro-Québec mais jamais sur les gens qui posent les questions. Nous avons aussi demandé si nous pourrions filmer seulement les gens qui signent une décharge. Nous attendons des nouvelles cet après-midi du président de la commission.

 

Le bois sera-t-il coupé dans les réservoirs avant inondation ?

 Dans le cas des projets hydroélectriques passés, très souvent  les représentants d’Hydro-Québec se sont excusés, après-coup de ne pas avoir pu couper le bois avant l’inondation pour toutes sortes de raisons  et de conjonctures. Hier soir, Une question  a été posée demandant combien de pourcentage du bois des réservoirs sera coupé et transformé dans la région. Monsieur Benoît Gagnon le représentant d’Hydro-Québec a mentionné ne pas avoir les chiffres en main et qu’il y répondrait plus tard. Cela s’appelle une réponse en différé.

 

Combien de rivières sauvages reste-t-il sur la Côte-Nord ?

Un monsieur de la région a demandé combien de rivières sauvages à grand débit il reste entre la rivière Moisie et Blanc Sablon. Le promoteur a mentionné quelques rivières à grand débit telles la Romaine, la rivière du Petit Mécatina, la Natashquan, la Magpie et quelques autres rivières à plus faible débit.  

Mentionnons toutefois que la rivière Magpie est déjà harnachée et le barrage a été complété il y a quelques mois.

 

Hydro a-t-il un plan B si le projet ne se fait pas ?

Un autre question demandait quel est le plan B si le projet Romaine n’était pas construit. La réponse d’Hydro-Québec a d’abord été de répondre qu’il n’y avait pas de plan B  car selon eux aucune solution de rechange ne peut remplacer le projet. Par la suite ils ont dit qu’il faudrait trouver une autre rivière.

 

 

L’eau de la Romaine contribue-t-elle à la vie marine dans le golfe Saint-Laurent ?

Une autre question concernant la contribution de l’eau de Romaine à la vie dans l’estuaire du Saint-Laurent a été posée par un homme de la Côte-Nord. Il a demandé également à voir les rapports sur les impacts cumulatifs des projets hydroélectriques sur la Côte-Nord. Il n’était visiblement pas satisfait de la réponse d’Hydro-Québec mentionnant que la rivière Romaine contribuait peu à la productivité alimentaire du Golfe du Saint-Laurent.

 

Les emplois après 2020 ?

Un homme a aussi demandé combien d’emplois il resterait une fois la construction complétée. La réponse d’Hydro-Québec  a été  de 75 emplois. Principalement des emplois spécialisés de gens allant s’installer en Minagnie et des emplois de conciergerie et d’entretien des équipements.

Nicolas

 

 

 

 



L’équipe de « Chercher le courant » se rend à Havre-Saint-Pierre

27 10 2008

Les producteurs du documentaire « Chercher le courant », Nicolas Boisclair et Denis McCready, sont partis de Montréal dans le nuit du 27 octobre pour se rendre en voiture à Havre-Saint-Pierre afin d’assister au Bureau des Audiences Publiques en Environnement BAPE sur le projet hydroélectrique de la rivière Romaine.

ITINÉRAIRE MONTRÉAL – HAVRE-SAINT-PIERRE

Pendant ce temps, Alexis de Gheldere assistera à Montréal à la conférence de presse tenue par des organismes environnementaux qui protestent contre la manière dont le BAPE conduit les audiences publiques. Voir plus bas l’article de Louis-Gilles Francoeur paru dans Le Devoir samedi.

L’équipe de « Chercher le courant » invite leurs amis, contacts, familles à visiter le site du BAPE et envoyer des questions. Si vous considérez qu’il est inacceptable que ces audiences publiques qui impliquent tous et toutes les Québécois(e)s soient tenues à l’écart de la population, faîtes-le savoir à vos élus au fédéral et au provincial, à Hydro-Québec et au BAPE.

Pour plus de détails, consultez notre site web plus en détails et visitez le site web de Hydro-Québec / Romaine.

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La Romaine – Les groupes écologistes songent à boycotter le BAPE

Louis-Gilles Francoeur
Le Devoir

Édition du samedi 25 et du dimanche 26 octobre 2008

Plusieurs groupes écologistes importants du Québec vont se consulter au cours de la fin de semaine pour déterminer s’ils vont boycotter la consultation que tiendra à compter de lundi le Bureau d’audiences publiques sur l’environnement (BAPE) sur le complexe hydro-électrique projeté par Hydro-Québec sur la rivière Romaine.
Un tel boycottage constituerait une première depuis 28 ans qu’existe le BAPE, et cela consacrerait une baisse de crédibilité de cet organisme, sinon une rupture politique majeure, qui couve depuis deux ans et qui s’est aggravé avec les dernières grandes audiences comme celle de Rabaska.

«Si ça continue comme ça, confiait au Devoir un des leaders environnementaux au coeur des pourparlers de la fin de semaine, on va laisser les Chambres de commerce coucher en public avec le BAPE et Hydro-Québec. On ne va pas leur donner de caution. S’ils veulent à tout prix faire des projets de m…, ils pourront les faire au vu et au su de tout le monde, sans ambiguïté. Nous, on va faire la bataille ailleurs.»

Plusieurs des grands groupes qui songeaient en effet à participer à cette audience sont depuis des mois convaincus que le BAPE et ses commissaires, d’entrée de jeu, «penchent comme des tours de Pise du côté du pouvoir et du promoteur». Ils sont convaincus, en ce début d’audience ,que l’hypothèse d’un rejet de ce projet n’a pas le même poids que l’hypothèse de le réaliser, contrairement à l’éthique de neutralité qui devrait prévaloir et se traduire par un réel exercice critique.

Mais plusieurs autres problèmes concrets ont vicié davantage le processus. Ainsi, la commission responsable du projet a décidé de ne siéger qu’à Havre-Saint-Pierre, alors que de nombreux intervenants se retrouvent dans le sud du Québec. Jusqu’ici, plusieurs commissions d’évaluation environnementales ont pourtant tenu des audiences au nord comme au sud pour des projets hydroélectriques en régions nordiques. Même s’il s’agissait de projets régis par la Convention de la Baie-James, un projet comme celui de la Romaine s’y apparente, selon les groupes qui rejettent l’approche du BAPE, lequel regarde aujourd’hui les projets relevant de sa compétence comme des projets «locaux» qu’on ne peut traiter que sur place.

Les groupes environnementaux de Québec et Montréal, qui n’ont pas les moyens de passer deux semaines à Havre-Saint-Pierre, estiment pour leur part avoir autant leur mot à dire sur les ressources nordiques que les populations locales puisque ces cours d’eau font partie du patrimoine collectif, expliquait un militant de Nature-Québec.

Les écologistes québécois sont furieux de la décision du BAPE de s’en tenir à une retransmission audio sur Internet des audiences. «Personne ne pourra ainsi suivre les explications sur un document que quelqu’un commentera pendant les audiences. Il n’y a aucune raison pour que les gens du sud du Québec aient accès à une information tronquée», expliquait un membre de la Fondation Rivières.

Le Devoir a obtenu copie d’une lettre qu’adressait John Burcombe, du groupe Au Courant, la semaine dernière au président de l’audience, le commissaire Michel Germain, pour lui rappeler qu’il y a 15 ans ce dernier siégeait à la commission d’évaluation du projet Sainte-Marguerite 3 (SM-3).

À cette époque, écrit John Burcombe, «la première partie de l’audience était télédiffusée en direct, notamment sur la Côte-Nord, à Québec et à Montréal. En même temps, la population avait la possibilité de poser des questions à la commission par téléphone, sans frais».

Maintenant, ajoute John Burcombe, le BAPE se dit incapable d’en faire autant pour un projet deux fois plus important en puissance et doté de quatre barrages, alors que les technologies de l’information ont fait des pas de géant depuis cette époque. Quinze ans plus tard, le BAPE, dit-il, offre au public un service «effectivement moindre que celui offert en 1993!»

M. Burcombe aurait pu ajouter qu’une décennie auparavant le BAPE offrait déjà une retransmission provinciale des audiences sur la tordeuse de bourgeons d’épinettes.



Première Conférence vendredi 24 octobre 16h30

14 10 2008

CONFÉRENCE 24 octobre 2008

Voyez les images avant tout le monde : Conférence-récit de l’expédition Chercher le courant sur la rivière Romaine.

Conférence donnée par les deux documentaristes Alexis de Gheldere et Nicolas Boisclair dans le cadre du festival international du film d’aventure de Montréal http://www.espaces.qc.ca/fifam

Vendredi 24 octobre 2008, 16h30

Nicolas, songeur, avant un accident

Voyez aussi pour le même prix plusieurs films du festival au bloc 3 de 13h30 à 17h15
Billets 15,50$ tx. inc

Une partie des profits remis au projet documentaire CHERCHER LE COURANT. À sortir au printemps 2009.

Blogue de l’expédition www.chercherlecourant.org